Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 15:04

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Bonne nouvelle pour les nouvellistes en herbe. Le cinquième «Concours national de la Nouvelle noire de Marrakech», a été lancé récemment à la cité ocre. 
Ouvert jusqu’au 1er avril prochain à minuit, ce concours s’adresse à toute personne âgée d’au moins 18 ans, résidant au Maroc et sans obligation d’adhésion à l'Institut français de Marrakech, initiateur de ce concours, selon le règlement en son article 2. 
Le récit proposé doit être court, écrit en français, inédit, corrigé du point de vue de l'orthographe, porter un titre et avoir impérativement «une intrigue policière inscrite dans la réalité sociale moderne» (article 3). 
Le candidat devait, en outre, veiller à ce que son récit comprenne 20.000 à 30.000 caractères (entre 8 et 10 pages format A4), précise le règlement en son article 5. 
S’agissant des récompenses, les organisateurs annoncent que «le jury attribuera des prix aux auteurs des trois meilleures nouvelles et pourra, s’il l’estime nécessaire, en récompenser davantage». Mais que ce dernier «se réserve le droit d’attribuer ou non la totalité des prix et ses choix sont sans appel» (art. 8). Soulignons que ce concours est organisé avec le soutien du Service de coopération et d’action culturelle de l’ambassade de France au Maroc et des Editions Marsam. 
Sélectionnés par un jury composé des personnalités du monde du livre, les lauréats du concours seront connus lors de la cérémonie de remise des prix prévue, samedi 19  mai 2012, à l’hôtel Hivernage de Marrakech. 

Par Moulay Abdelaziz SABTI
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Dimanche 10 avril 2011 7 10 /04 /Avr /2011 13:44

Edokan met à votre disposition quelques modèles d'examens régionaux  que vous pouvez decouvrir en cilquant sur l'image ci-dessous:

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Par Moulay Abdelaziz SABTI
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Samedi 26 mars 2011 6 26 /03 /Mars /2011 22:49

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Selon le forum culturel de Tager le premier écrivain marocain d'expression française serait Abdelkader CHATT  avec son roman "mosaique térnies " et non Ahmed SEFRIOUI avec sa "boite à mérvielles".

Abdelkader Chatt est né à Tanger en 1904. Il a connu plusieurs périodes de l’histoire tangéroise : celle du règne de Moulay Abdellaziz, de Moulay Abdelhafid, de Moulay Youssef, de Tanger internationale et de l’indépendance.

Son parcours professionnel débuta en tant que professeur de français, puis fonctionnaire à la Poste française, pour terminer sa carrière à la direction internationale de la zone de Tanger.

A l’encontre de la plupart des intellectuels tangérois de l’époque qui écrivaient en arabe, Abdelkader Chatt, polyglotte qu’il était, s’exprimait en plusieurs langues, et surtout en français. Il publia plusieurs articles, dans les quatre langues : arabe, français, espagnol et anglais, dans différents journaux et revues régionaux et arabes, et traduisit en arabe le livre de l’orientaliste espagnol Gil Ibn Omaya "Ni Orient ni Occident", publié en juillet 1929 dans la revue égyptienne ''Les Epoques'' ; ainsi que "Moll Flanders" le roman en anglais de Daniel Defoe.

Il est surtout le premier Marocain à avoir écrit un roman en français, "Mosaïques ternies", en 1930, publié à Paris en 1932 ; œuvre qui décrit des pans de la vie sociale du Tanger international. Ceci fait de lui le véritable premier écrivain marocain d’expression française et non pas Ahmed Sefrioui qui n’a publié son premier roman "Chapelet d’ambre" que 19 ans plus tard, en 1949.

"Mosaïque Ternies" fut très bien accueilli par la critique littéraire, à tel point que le journaliste Walter Harris qui résidait à Tanger, qualifia le romancier Abdelkader Chatt de « Georges Duhamel marocain. ». Malheureusement, l’anthologie de la littérature marocaine d’expression française, écrite au départ par des français et réactualisée par des marocains a toujours oublié de corriger cette erreur historique, soit par méconnaissance de l’histoire d’une partie du Maroc international et sa capitale, Tanger, soit par insouciance ou désintérêt.

Abdelkader Chatt écrivait aussi en arabe, surtout de la poésie et des nouvelles, et a laissé un recueil de poèmes intitulé « Jarre d’Emeraudes ».

Il mourut dans l’indifférence générale en 1992.

Aujourd’hui, il est de la responsabilité des intellectuels en général et des universitaires en particulier de sortir Abdelkader Chatt et son œuvre des ornières de l’oubli afin que le public marocain le connaisse et le découvre.

Par Moulay Abdelaziz SABTI
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Vendredi 18 février 2011 5 18 /02 /Fév /2011 22:28

Dans un monde qui subit des transformations à grande vitesse, le Maroc se dresse comme un pays stable qui, malgré les différentes sensibilités culturelles qui existent sur son sol, résiste aux éclatements politiques qui sont dans la plupart des cas basés sur des différends culturels.

En effet, un simple suivi de l’actualité  mondiale et régionale nous montre clairement que les différends culturels sont à l’origine de pas mal de maux politiques, de différentes crises sociales voire même de multiples putschs qu’ils soient pacifiques ou sanguinaires.

Le risque de verser dans de tels éclatements est d’autant plus accentué quand on se situe dans un pays multiculturel comme le Maroc. Chaque culture en présence revendique son droit de citer dans les médias nationaux, chaque culture se sent lésée si par mégarde on oublie de lui faire allusion dans une cérémonie nationale, chaque culture veut s’octroyer un poste politique seul garant à ses yeux du respect de son droit.

Face à cette situation qui frôle la crise politique, on ne peut que déclarer que l’avenir de tout pays est tributaire d’une bonne gestion voire une bonne gouvernance des cultures qui le constituent. Ceci nous amène à se poser des questions légitimes sur les efforts entrepris par le Maroc pour parer à cette difficulté. Alors, comment tirer le meilleur profit de ce genre de situations qui sont à première vue conflictuelles ? Comment désamorcer ces bombes à retardement ? Comment minimiser le danger qui guette ce type de société dites multiculturelles ?

On peut ne pas croire aux panacées mais dans ce cas de figure, on peut dire sans avoir froid aux yeux et avec tout le sérieux que demande un travail universitaire que l’éducation à l’interculturel est un vrai remède à tous les maux sociaux que peut rencontrer une société multiculturelle.

Oui, nous pensons que la solution se situe au niveau de l’éducation, mais il s’agit d’une éducation bien spécifique qui cherche à créer une synergie entre les différentes cultures qu’on peut rencontrer au sein d’un multiculturalisme.

L’interculturalité ou l’éducation à l’interculturel est un concept émergent en continuel développement et qui trouve ces échos dans divers champs disciplinaires. Salué, pratiquement, par toutes les instances internationales, l’interculturel est en passe de devenir une condition sine qua non de la réussite de tout échange entre humains et le garant de toute intercompréhension au sein des sociétés multiculturelles.

Il est intéressant de remarquer que les définitions de l’éducation à l’interculturalité font légion et que chacun de nous pourrait les reproduire ou les interpréter selon ses propres convictions. Cependant, nous allons nous appuyer dans ce dossier sur une définition figurant dans le rapport[1] canadien de Chancy et de F.Ouellet, qui stipule qu’ « …on peut appeler interculturelle l’éducation qui vise à former des personnes capables d’apprécier les diverses cultures qui se côtoient dans une société multiculturelle, et donc d’accepter d’évoluer au contact de ces cultures pour que cette diversité devienne un élément positif, enrichissant de la vie culturelle, sociale et économique du milieu » .

Il faut signaler que le choix de cette définition a été opéré grâce à son invitation claire à positiver la différence dans le processus universel de développement humain – et c’est le cas de tout processus de socialisation –  ce qui ne peut qu’encourager le respect des cultures minoritaires et faciliter l’échange, la communication et l’interaction entre les membres de n’importe quel groupe social. En outre, cette définition double son intérêt par sa capacité à s’ajuster à toutes les sociétés étant donné que la majorité des sociétés actuelles sont multiculturelles ou du moins – pour des raisons politiques, économiques, sociales… - encouragent une telle perspective. En bref, éduquer à l’interculturel c’est chercher à doter les membres de la société d’habiletés pour apprivoiser la différence, pour préserver les particularités et pour partager les ressemblances.

Nous sommes là face à trois objectifs  nécessaires à toute éducation à l’interculturalité, et il faut faire attention à ne pas les considérer comme des sphères indépendantes qu’on devrait réaliser d’une manière séparée. Au contraire, ces objectifs sont ordonnés et extrêmement liés les uns aux autres, dans la mesure où la réalisation de l’un est totalement tributaire du degré de réussite des précédents.

La première étape, donc, est une étape de sensibilisation aux différences, un premier pas vers l’acceptation de l’autre. C’est grâce à cela qu’on peut aspirer à une certaine accoutumance aux autres cultures, aux autres traditions et aux autres visions du monde qui existent dans notre société.

 Certes, cela peut apparaitre un peu exagéré mais il faut penser aux aspects bénéfiques d’une telle entreprise. C’est elle qui adoucit et défriche un peu le terrain avant toute intervention qui parfois peut s’avérer violente.

 Ensuite, la deuxième étape vise la préservation des particularités de toutes les sensibilités sociales. C’est un gendarme culturel qui veille à ce que les droits d’existence et le droit de citer soient respectés au sein d’une société et que les minorités (visibles ou non) soient préservées de toute tentative d’éradication ou de discrimination.

Et finalement, et c’est là l’étape la plus importante à notre sens, il faut encourager la notion du partage des ressemblances. Si on arrive à sensibiliser et à préserver sans atteindre cet ultime objectif qui consiste à partager on ne peut pas prétendre éduquer à l’interculturel.

L’éducation interculturelle est un phénomène qui concerne toutes les couches sociales qu’elles soient majoritaires ou minoritaires. Ce qui revient à dire que cette éducation n’est pas l’apanage d’une institution au détriment des autres, mais l’affaire de tout le tissu social. C’est ainsi que toutes les institutions publiques ou privées, les médias, les associations,  les mouvements de jeunesse, et les écoles ; tous doivent concourir à la diffusion de comportement respectant la diversité sociale.

Toutefois, l’école qui est un échantillon représentatif de la société - le miroir et la pépinière de la société avenir – constitue un terrain très prometteur pour la diffusion de l’interculturalité.  Elle est, donc, invitée à instaurer des mécanismes pour intégrer les valeurs et les comportements –interculturellement corrects- dans les activités pédagogiques.

Le problème de l’éducation à l’interculturalité c’est qu’elle est toujours tributaire d’une décision politique. Et ce n’est qu’au moment où on obtient l’aval des politiciens qu’on doit commencer un long processus de militantisme pour arriver à appliquer les trois objectifs précités.

La première opération qu’on devrait effectuer pour aspirer à une intégration de l’interculturalité à l’école c’est lui préserver déjà une place dans les curricula. Passer cette étape, il faut penser à ceux qui auront la lourde tâche de pratiquer ce type d’éducation.

Ce processus d’intégration de l’éducation interculturelle au sein de l’école nécessite une solide formation des enseignants. Un professeur sympathisant avec les minorités et les différences, un éducateur pacifiste voire même un citoyen du monde ne servent absolument à rien dans cette perspective d’éducation. Il est insuffisant de tolérer la différence pour prétendre sensibiliser ou éduquer à l’interculturel.

 En effet, l’enseignant doit –  en plus d’être lui-même éduqué à l’interculturel –  connaître les particularités des cultures en présence dans sa classe, doit prendre en charge le traitement pédagogique des ressemblances aussi bien que celui des différences et doit être capable de résoudre les situations conflictuelles qui guettent tout groupe classe.

Il est à signaler, aussi, que la simple connaissance des particularités identitaires ou de la culture de l’autre ne pourrait aucunement prétendre être une démarche interculturelle. Une véritable pédagogie interculturelle est celle qui s’appuie sur des connaissances, sur des savoirs pour produire des savoirs être et des habiletés capables d’induire les bons comportements sociaux sans altérer les particularités de personne.

Par ailleurs,  le temps des politiques éducatives qui aspirent à l’assimilation des populations en présence dans un système éducatif et qui cherche à créer une unité selon les visions de la majorité qui gouverne est révolu ; l’éducation interculturelle cherche une unité certes, mais elle l’envisage d’une autre manière. Elle envisage une unité qui respecte et intègre les différences de toutes les sensibilités existantes dans un groupe.

En outre, enseigner à l’interculturalité dans une classe de langue en générale et dans la classe de F.L.E en particulier suppose outre le respect des fondements de tout acte interculturel, une réflexion sur les mécanismes et les activités pédagogiques capables de faciliter ce type d’éducation, et aussi une autre réflexion sur les modalités d’intégration de ces activités dans un planning -pas toujours allégé- comme celui d’une classe de langue.



[1] Comité sur l’école québécoise et les communautés culturelles (1985).Rapport du comité sur l’école québécoise et les communautés culturelles. Québec. Gouvernement du Québec. P.141.

Par Moulay Abdelaziz SABTI
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Mercredi 16 février 2011 3 16 /02 /Fév /2011 14:31

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Par Moulay Abdelaziz SABTI
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