le coin des enseignants de français.
En écrivant notre dernier billet consacré à la rentrée scolaire 2008, nous n'avions aucunement l'idée ni même la prétention de lire dans l'avenir. Disons que c'était un peu prévisible ou du moins il y avait un air du déjà vu qui se profilait. En effet, nous avons estimé que la réforme de l'enseignement au Maroc doit être réformée et que le titre de l'article de la banque mondiale « un parcours non encore achevé » était sinon un euphémisme du moins une méthode un peu diplomatique de dire que ça ne va pas du tout dans notre politique éducative, ce qui - à notre sens - ne tarderait pas à mobiliser une réaction de la part de nos officiels.
Et bien voilà ! La sentence est tombée puisque notre ministère de l'éducation nationale vient de lancer un plan d'urgence pour réformer la réforme. Un plan d'urgence qui vise, dit-on, l'accélération du processus de réforme en vigueur dans le système éducatif marocain. C'est donc une équation qui se répète chez nous à chaque fois « un rapport de la banque mondiale qui touche le Maroc égale à un plan d'urgence dans le secteur concerné ».
Entre nous, d'un coté on ne peut que se réjouir que notre ministère ait enfin décidé de se mettre au diapason des quelques milliers de voix qui répétaient quotidiennement que la réforme est malmenée et qu'elle a besoin de remaniements pour ne pas dire de changements, même si on a eu besoin de l'entendre de la part d'une tierce partie. Mais de l'autre coté, on a assez des politiques réactionistes et il est grand temps de penser à une véritable politique volontariste en la dotant des ressources nécessaires et du personnel qualifié et intègre capable de la mener à bon escient.
A-t-on encore besoin d'une autre tierce partie pour nous le dire ?!!!